Non à la cruauté : protégeons les blaireaux ces animaux persécutés !
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La période de confinement a révélé l’impact des activités humaines sur le vivant. Beaucoup se sont émerveillés par le fait que la nature a repris ses droits. Pourtant, ce constat positif semble bien loin pour les autorités publiques.

Actuellement, 49 consultations publiques sont en cours jusqu’au 19-20 mai pour des projets d’arrêtés qui prévoient d’autoriser, pour la saison prochaine, la vénerie sous terre. La Nièvre, la Côte d’Or, le Doubs et la Saône-et-Loire sont concernées. En effet, À partir de l’ouverture générale de la chasse en septembre, le blaireau est chassé par tir jusqu’à fin février, et déterré jusqu’à mi-janvier. Le déterrage peut être prolongé sur simple volonté du préfet et une période complémentaire de chasse peut être autorisée par arrêté préfectoral dès le 15 mai, période où les blairelles s’occupent encore de leurs petits, incapables de se nourrir seuls et extrêmement vulnérables.

Dans ces conditions, EELV condamne ferment le zèle de la préfecture de Saône et Loire qui a d’ores et déjà autorisé la pratique dès le 15 mai. Ce choix nous interroge sur le rapport à la nature et nos relations avec le vivant entretenues par les pouvoirs publics.

Nous rappelons que le blaireau est protégé dans de nombreux pays européens (Belgique, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie…) car sa présence est le gage d’une nature préservée, il est chassable en France – alors que personne ne le mange – et chassé sans répit neuf mois et demi par an. La pratique la plus cruelle et la plus inutile étant le déterrage, ou vènerie sous terre.

Quels signaux envoyés à nos concitoyens, alors que la période actuelle appelle à plus de solidarité, quand on autorise à des fins de divertissement que des blaireaux endurent des heures de stress, terrorisés au fond de leur terrier, mordus par les chiens – parfois même déchiquetés vivants pour les petits – pendant que les chasseurs creusent pour les atteindre. Ils les extraient brutalement du terrier avec des pinces métalliques qui leur infligent d’atroces blessures. Les blaireaux sont alors exécutés avec un fusil ou une arme blanche. C’est un acte de cruauté incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles et donc les articles L 214 du Code Rural et L 515-14 du Code Civil.

EELV, défenseur du vivant, a toujours protégé les espèces animales contre leur disparition et les animaux contre les mauvais traitements, aussi EELV Bourgogne :

  • s’oppose fermement à la pratique brutale et injustifiée du déterrage ou vénerie sous terre ;
  • sensibilise l’opinion publique sur l’utilité écologique du blaireau et à l’aberration du déterrage à travers ses communications et mesures politiques ;
  • demande au ministère de l’Écologie l’abolition du déterrage et le classement du blaireau en espèce protégée ;
  • demande aux Préfets de la région Bourgogne de ne pas prolonger cette ignoble pratique pour une période complémentaire par arrêté préfectoral.

Pour se mobiliser, c’est ici https://actionnetwork.org/letters/protegeons-les-blaireaux/