Climat : il est encore temps de tourner le dos à l’irresponsabilité politique et de changer le cours de l’histoire 
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Alors que l’inaction des États, dont la France, nous conduit à une hausse des températures de + 3° avec des bouleversements dramatiques pour nos conditions de vie et l’équilibre des écosystèmes, le rapport du GIEC, publié le 8 octobre, donne un espoir.

Ce rapport, véritable bombe politique, dresse un constat clair : l’emballement climatique n’est en rien une fatalité mais il y a urgence à agir. La prise de conscience a eu lieu, maintenant c’est le temps du sursaut ! D’ailleurs, les marches mondiales pour le climat expriment cette attente forte des citoyens aspirant à une réorientation en profondeur des choix politiques.

Il ne reste que 10 à 20 ans au maximum pour éviter l’emballement climatique à condition d’agir tout de suite et avec détermination contre les lobbies des énergies fossiles et leurs relais politiques. Nous devons alors, comme le recommandent les scientifiques du GIEC , engager une transformation rapide et profonde de nos sociétés en mettant un terme à l’utilisation des énergies fossiles au profit de véritables politiques d’adaptation.

Ce rapport démontre également ce que les écologistes dénoncent depuis longtemps : la catastrophe climatique en cours est à la fois le produit de l’action humaine et le fruit de décisions politiques irresponsables qui ont soutenu la dérégulation du marché au détriment du vivant et de la santé.

L’écologie est la solution, l’inaction des responsables politiques une punition pour des millions d’êtres humains.

Cet attentisme des États pour satisfaire les 10% les plus riches de la population mondiale, à l’origine de quasiment la moitié des pollutions , condamne 50 % des plus pauvres à la faim, à des problème d’accès à l’eau de par sa raréfaction, à des morts dues à la pollution, à la pauvreté, à la dégradation de leurs conditions de vie.

La France et l’Europe ont pourtant les capacités d’agir en faveur d’une transition écologique de nos modes de vie pour être sous la barre des 1,5°C degrés de réchauffement : préservation des zones humides (lacs, rivières, mangroves…), des forêts, des sols agricoles, des milieux naturels, sécurisation des approvisionnements en eau et nourriture,  principe du pollueur-payeur pour financer l’évolution des modes de production industriel et agricole… Ces solutions existent, elles demandent uniquement du courage politique.

Claire Mallard et Christophe Boudet, co-secrétaires EELV Bourgogne

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