Annonces sur la pollution : trop peu et bien tard Les écologistes veulent protéger la population
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Les alertes en Bourgogne se succèdent, les pics de pollution s’accumulent, mais les mesures pour
protéger la population ne sont pas au rendez-vous. Il est insupportable qu’il ait fallu tant de temps
avant la mise en place de la circulation alternée quand la qualité de l’air fait courir des risques
accrus à la population.
La pollution fait 130 morts par jour en France, réduit jusqu’à deux ans l’espérance de vie, et coûte
plus de 100 milliards d’euros par an en termes d’impacts sanitaires et non sanitaires, d’après un
rapport du sénat. Les particules fines sont particulièrement dangereuses pour la santé. Elles
franchissent la barrière pulmonaire et sont à l’origine de maladies respiratoires et de cancers.
De plus les pics de pollution ne sont que la face cachée de l’iceberg, car la pollution chronique,
régulière mais sous le seuil d’alerte , est tout aussi dangereuse, voire plus. Elle est tout de même
responsable de 50 000 décès prématurés par an en France, et elle n’épargne pas notre région. En
effet, à cause du manque d’information la population se protège moins et, de ce fait, elle est
largement exposée.
Au-delà de ces petites mesures d’urgence, ressenties parfois à tort comme de « l’écologie
punitive », les écologistes proposent de faire de « l’écologie positive » : agir en amont pour réduire
les sources de pollution.
Il est largement temps de promouvoir le déplacement et le transport propres, en particulier de sortir
du diesel. Le soutien aux transports doux comme le vélo et aux transports collectifs, via la mise en
place de la taxe poids lourds, est essentiel. Il est temps également de réduire l’incinération de
déchets, productrice de particules fines. Il convient, enfin, de lancer un vaste chantier de rénovation
thermique des bâtiments les moins bien isolés et de remplacement des appareils de chauffage
anciens. Les factures des ménages se verront ainsi réduites, l’emploi local non délocalisable
développé, la pollution atmosphérique réduite ainsi que nos émissions de gaz à effet de serre.
Si nous passons notre temps à soigner les symptômes, nous ne réglons pas le problème. Nous serons
condamnés à le faire régulièrement, à un prix humain exorbitant.
Nous devons changer nos habitudes. Alors plutôt que l’asphyxie choisissons de respirer et de vivre
mieux : changeons nos modes de déplacement, acceptons d’évoluer, et exigeons de nos élus des
politiques fermes et courageuses.
Nathalie CHARVY, Mourad LAOUES
Porte-paroles EELV Bourgogne